Réouverture de milieux favorables aux oiseaux d'eau

 

 

 

 

Retour en images sur le chantier mené dans la zone de non-chasse de l’Estacade du Hode.

 

 

Après plusieurs mois de préparation, trois jours de chantier ont mobilisé l’ACDPM BS-PC, l’exploitant agricole et une quinzaine de bénévoles pour restaurer près de 10 hectares de roselière dans la zone de non-chasse de l’Estacade du Hode.

Une mosaïque de milieux pour les oiseaux d’eau

La fauche et le broyage ciblés de près de 10 hectares de roselière va permettre de recréer de vastes secteurs ouverts et de végétation basse, tout en conservant des bandes de roseaux servant de refuges aux espèces paludicoles. Cette mosaïque de milieux offre également aux anatidés des espaces favorables pour se poser, se déplacer, s’alimenter et se reposer, au sein d’une zone où la chasse est interdite.

 

 

         La fauche ciblée permet de rouvrir le milieu sans supprimer l’ensemble de la roselière.

Un chantier collectif dans une zone de non-chasse

Les bénévoles de l’ACDPM ont participé aux travaux de clôture et à l’aménagement des accès nécessaires au pâturage. Les interventions ont été précisément délimitées afin de préserver les secteurs sensibles, notamment les stations d’Angélique vraie, une espèce végétale protégée au niveau régional.

 

Cette action illustre l’engagement concret des chasseurs en faveur d’un espace consacré à la tranquillité de la faune : agir là où l’on ne chasse pas pour améliorer durablement l’accueil des oiseaux d’eau dans la Réserve naturelle nationale de l’estuaire de la Seine.

Le projet a également permis d’étendre les surfaces accessibles au pâturage. L’action complémentaire des bovins et des chevaux contribuera à maîtriser le développement de la végétation et à limiter la fermeture progressive du milieu.

Le pâturage pour maintenir les milieux ouverts

Le pâturage contribue au maintien durable des milieux ouverts dans le temps.

Un projet préparé et suivi dans la durée
 

Avant même le lancement du chantier, l’ACDPM BS-PC a consacré près de 94 heures à la préparation du projet : concertation avec les partenaires, visites de terrain, repérage des secteurs sensibles, définition et cartographie des travaux, organisation du pâturage et constitution du dossier réglementaire transmis à la DREAL Normandie. À cet investissement humain s’ajoutent les moyens financiers nécessaires à la préparation, à la réalisation et au suivi du projet. Après les travaux, l’ACDPM poursuit son engagement en suivant l’évolution de la végétation, du pâturage et de la fréquentation du site par les oiseaux d’eau, notamment les anatidés et les espèces paludicoles liées aux roselières. Ce projet repose ainsi sur une mobilisation humaine et financière durable, depuis sa conception jusqu’à l’évaluation de ses effets sur les habitats et les espèces.

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